Chat dans l'histoire : fin du XIXème et XXème siècle

Fin du 19ème siècle et 20ème siècle

A la fin du 19ème siècle, le chat régna sur le Paris intellectuel, bohème et littéraire. Un vieux matou noir présent sur les lieux, donna son nom à un fameux cabaret « Le Chat Noir », ouvert par Rodolphe Salis, amateur de poésie. La chanteuse Yvette Guilbert était une grande habituée de l’établissement. D’autres artistes de Montmartre furent inspirer par ce chat noir : Willette le représenta sur l’enseigne du cabaret, il fut sur un tableau aux pieds d’une madone. Le « Chat Noir » reçut la visite d’écrivains, de poètes, de chansonniers, de peintres ou de dessinateurs tels que Victor Hugo, Emile Zola, Charles Cros, Maurice Rollinat, Mac Nab, Toulouse Lautrec….L’hymne de l’établissement devint la « Complainte du Chat Noir ». L’établissement était  orné de décoration à l’effigie du chat noir, dans différentes scènes. La gloire du cabaret perdura jusqu’en 1898. Le propriétaire avait réhabilité le chat noir, après des siècles de peur médiévale.

 

Au 20ème siècle aux Etats-Unis, de nombreux présidents aimèrent les chats. Tabby était celui d’Abraham Lincoln, Tom Kitten celui de John Fitzgeral Kennedy, Cléo et Sara étaient deux chattes écaille de tortue de Ronald Regan. Slippers marqua la presse et la vie à la Maison Blanche. C’était le chat de Théodore Roosvelt, grand félinophile. Ce chat tomba un soir d’une galerie qui surplombait la salle à manger ou se tenait un dîner officiel. Ce chat était présent lors des conférences de presse et aimait se faire cajoler par les journalistes.

 

Winston Churchill, alors qu’il occupait à l’Amirauté une haute fonction dans la marine militaire, avait un chat noir rustique nommé Nelson. A sa nomination au poste de 1er ministre, son chat l’accompagna et s’installa 10 Downing Street. Alors que Churchill et ses collaborateurs discutaient du sort du Royaume Uni en pleine guerre mondiale, le chat entrait dans la salle de réunion. En cas d’alerte, il suivait son maître dans les abris. Après une longue vie, Sir Winston et Lady Churchill eurent de nombreux successeurs.

 

André Malraux  nourrit une véritable et durable passion pour la gent féline. Lustrée et Fourrure furent sans doute les plus aimées à la fin de son existence. Elles allaient et venaient dans sa demeure et n’hésitaient pas à donner un coup de patte dans les papiers de l’écrivain, lorsqu’elles jugeaient que l’heure était venue de passer à une autre occupation. Pour ses funérailles, sa dernière volonté fut d’avoir une statue de la déesse égyptienne Bastet devant son cercueil.

 

Le général de Gaulle fut comme de nombreux président de la 5ème république un ami des chiens. Il affirmait qu’il faisait peur aux chats mais se laissa conquérir par un chartreux adopté par son épouse Yvonne, appelé Gris-Gris. De son vrai nom, Ringo de Balmalon, il était doté d’un pedigree sans faille. Le général s’intéressa beaucoup à ce chat et fut souvent surpris en train de parler de chat avec André Malraux. Nul n’oublia le jour, où éludant une question de Malraux, de Gaulle lui lança, agacé, en guise de réponse : « les chatons jouent, les chats méditent ».



10/02/2008
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